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Elles l’obligent à se déshabiller

Elles l’obligent à se déshabiller

Actualité -

« Elle avait mal parlé. On avait décidé de lui mettre la pression ! » À la barre, une toute jeune femme, majeure, explique du bout des lèvres et sans affect apparent, pourquoi une adolescente allait connaître l’enfer.

13 mai 2012. Jennifer circule en voiture à Seynod, avec à son bord deux amies mineures, quand elle croise une connaissance. Elle lui propose de la ramener à Annecy. En confiance, Claire monte à bord. Mais rapidement, la conductrice dévie de sa trajectoire, direction les Glaisins puis le pont de Nâves à Annecy-le-Vieux. Là, elle laisse Claire en compagnie des deux mineures et repart. Le ton monte, une des deux l’intime, sous la menace d’un couteau, de se séparer de son téléphone portable, de son sac. Puis de ses affaires. Toutes ses affaires !

Les menaces de mort fusent. Terrorisée, la victime finit par obtempérer et se retrouve entièrement nue. Quand Jennifer refait son apparition, et embarque ses deux amies, laissant à son triste sort Claire. Il faudra l’arrivée inopinée, dans ce coin reculé, d’un couple pour prendre la jeune fille en charge, la vêtir et la conduire à la gendarmerie, malgré ses supplications de ne rien en faire, par peur des représailles.

« Je n’étais pas au courant de ce qu’elles allaient faire, juste un truc de sale », se justifie Jennifer, en limitant son rôle à la conduite du véhicule. « Vous n’assumez aucune responsabilité, alors que vous êtes l’instigatrice de cette affaire. Vous l’aviez préméditée, mais en qualité de meneuse, vous avez laissé les sous-fifres exécuter la sentence », dénonce le substitut du procureur Imberton.

Préoccupée par les nombreuses condamnations de Jennifer, dont deux séjours en prison, elle va requérir huit mois de prison dont quatre mois avec sursis, un travail d’intérêt général de 160 heures dans un délai de 18 mois.

« Elle ne savait pas ce qui se tramait sous le pont de Nâves parce qu’elle ne voulait pas être mêlée à tout ça », tente pour sa défense Me Ottone. « Elle a beaucoup grandi et souhaite faire un trait sur son passé. » Elle ne sera pas entendue. Jennifer a été condamnée à huit mois de prison dont cinq avec sursis, mise à l’épreuve pendant trois ans, obligation d’indemniser la victime et de travailler. En récidive légale, un sursis mise à l’épreuve de quatre mois a été révoqué.

Le DL

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