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Genève: collision entre deux bateaux

Genève: collision entre deux bateaux

Actualité -

Un scénario factice mais de vrais secours.

Hier, 9 heures. Un Navibus de la Compagnie générale de navigation (CGN) entre en collision avec un bateau de plaisance, à environ 500 mètres des rives françaises. Deux personnes du bateau de tourisme sont éjectées ; sur la vedette rapide de transport public, huit passagers cèdent à la panique et se jettent à l’eau. Dans la peau des naufragés : des membres des clubs de plongée locaux, désignés volontaires de cet exercice de secours grandeur nature. Comme eux, environ 140 personnes se sont prêtées au “jeu” hier : sapeurs-pompiers, sécurité civile, sections de sauvetage…

9h20. Les premiers bateaux de secours arrivent sur zone. Dans leur sillage, déjà une deuxième vague de renforts. « La priorité est de récupérer les gens dans l’eau, ce sont les plus vulnérables. Là, c’est parfait, ils seront restés moins de 30 minutes dans l’eau », observe le colonel Alain Rivière, directeur adjoint du Sdis 74. Tout l’intérêt de l’exercice est là : « S’assurer de la bonne coordination des moyens nautiques. »

Avec plus de deux millions de passagers l’an dernier, le transport public lacustre est aujourd’hui considéré « comme le plus gros risque, en termes de nombre de victimes potentielles », explique le sous-préfet de Thonon, Jean-Yves Moracchini. En prévention, plusieurs exercices du même genre ont déjà été organisés depuis 2006. Ils ont permis de renforcer la coopération franco-suisse et de faire évoluer les normes helvètes. Depuis 2009, chaque passager des bateaux de la CGN dispose par exemple d’un gilet et d’une place dans un canot de sauvetage, ce qui n’était pas le cas auparavant.

Qu’a révélé l’exercice d’hier ? « L’idée de départ était de tester le Navibus, son accessibilité et la réaction de l’équipage. Et le bateau s’est révélé facile d’accès. En revanche, nous avons constaté que nous devions encore progresser sur les transmissions entre les différents corps de service : eau-sol, sol-air, etc. », livre Jean-Yves Moracchini.

Plus pessimiste, un autre observateur estimait, hier, que « deux personnes d’équipage [le staff habituel sur un Navibus, NDLR] ne suffiraient probablement pas à gérer les secours, la panique, les blessés en cas d’accident réel ».

Le DL

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