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L'analyse des chiffres du 1er tour

L'analyse des chiffres du 1er tour

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Un vote contre Sarkozy

Les Français ont exprimé hier un vote massif pour François Hollande, en le plaçant en tête du 1er tour. Cette position de leader qu'occupe maintenant le candidat socialiste n'est ni dûe à son programme, ni à un engouement pour le candidat. Cette position est tout simplement dûe à un rejet de Nicolas Sarkozy par des millions d'électeurs, qui préfèrent donc placer en tête son principal rival. Des sondages, peu commentés des médias, parlent d'eux-mêmes. À la question: "Pourquoi votez-vous François Hollande ?" aux électeurs concernés, 60% répondent que c'est un vote contre Sarkozy. François Hollande, qui devrait donc, sauf surprise, devenir le prochain Président de la République, sera parvenu à la tête de l'État en profitant d'un contexte propice à la sortie du chef de l'état: un temps de crise.

Marine Le Pen, une réelle surprise ?

Lorsqu'on comptabilise les voix qui ne sont pas de gauche, on s'aperçoit que la France n'est pas vraiment un pays qui vote à gauche. La majorité des électeurs sont tentés par la droite et l'extrême droite, une autre partie par le centre. Le score important de Marine Le Pen était prévisible car non seulement il exprime une certaine contestation, mais il est en quelque sorte légitime cette fois-ci car Nicolas Sarkozy avait réussit à prendre les voix du FN en 2007, en leur promettant de soigner tous leurs maux.

Sarkozy a-t-il encore des chances ?

La situation est totalement différente de celle connue en 2007. Déjà parce que Nicolas Sarkozy n'est pas leader, mais second. Ensuite parce qu'il est obligé, s'il veut remporter le second tour, à tendre la main aux électeurs de Bayrou ou de Le Pen. Le problème pour lui, c'est qu'il a déjà trahit les électeurs du Front National en leur promettant en 2007 des choses qu'il n'a pas pu tenir. Reste les voix de Bayrou, 8%, qui, additionnées aux voix de N. Sarkozy, donnent encore le président sortant perdant face à François Hollande.

Et après ?

Le second tour est presque déjà joué d'avance. Le candidat socialiste, le futur "président par défaut" qu'aura trouvé la France, sera normalement élu. Du côté de l'UMP, les choses risquent d'être compliquées. Certains pourraient reprocher à d'autres le fait d'avoir voulu prendre Nicolas Sarkozy comme candidat alors que sa côte de popularité est au plus bas. L'implosion de l'UMP n'est pas forcément à exclure. Certains pourraient se rallier à François Bayrou, qui rêve d'une force puissante au centre, d'autres à Marine Le Pen, forte de ses 17%, qui pourrait bien devenir une forte opposante à François Hollande. M. Collard parle déjà du Front National qui remplacerait l'UMP comme opposant à la gauche, nous n'en sommes pas là.

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